•      C'était une sensation glaciale qui la paralysait sur place. Sa respiration devenait difficile, comme si quelque chose aspirait l'air environnant. Alors qu'elle allait s'adosser à la vitrine de la boutique, trois fortes détonations retentirent. Elle tendit le cou pour jeter un coup d’œil vers le ciel, la foule affluait dans toute la rue, se précipitant en dehors des magasins et des immeubles. Dans les nuages, aucune masse supersonique en vue, mais Abby conclut qu'un avion aurait peut-être pu passer par-là, ce qui était rare. Sa respiration reprit son cours normal ; cependant, aucune autre personne n'avait été en manque d'air comme elle. La jeune fille regarda dans la foule qui reprenait petit à petit sa taille d'origine si une personne faisait une crise. 

    Heureusement, rien d'alarmant ne se produisait, sûrement un coup de chaud, pensa Abby. La jeune fille pu enfin pédaler vers la petite supérette non loin de là. 

         En tournant à droite après son lycée Great Falls, elle jeta un coup d’œil derrière elle et vit le jeune policier chargé de la circulation. Elle eut l'illusion qu'il n'avait plus son air si peu énergique d'avant. Elle s'arrêta net, et regarda plus intensément. Le policier n'avait vraiment plus l'air malade. Peut-être qu'il a prit un médicament, pensa-t-elle. 

    Elle continua sa route. Peu après, elle emprunta une ruelle étroite, un raccourci jusqu'au magasin. La jeune fille pédala quelques secondes avant de rouler sur une pente. Elle était maintenant seule. Seule avec la brise légère que la vitesse lui procurait, asséchant les petites gouttes qui perlaient sur son front. Une fois au bout, elle tourna vivement à gauche, et déboula sur une jolie allée de roses murales. Elle freina une fois arrivée devant un petit poteau à la peinture écaillée. 

    Abby descendit de son deux roues et le posa contre un mur. Elle entra dans une petite maison en pierre aménagée en supérette. La salle était très lumineuse, et le plafond en plastique transparent pouvait facilement laisser passer la lumière. Plusieurs pots de fleurs étaient disposés en suspends un peu partout, et à vrai-dire, il y avait tellement de plantes sur le sol et en haut que les rayonnages étaient presque invisibles.  La jeune fille allait souvent dans cet endroit pour y faire ses courses ou acheter un petit quelque chose après les cours. 

         Elle n'avait encore jamais pu apercevoir la propriétaire, juste entendre quelques ragots sur elle, disant qu'elle était d'un extrême beauté  ̶  et d'une rare gentillesse. Le seul personnel dans la boutique était une jeune demoiselle assez timide qui tenait la caisse. Abby huma l'air ambiant ; je trouve que ça sent extrêmement bon ici, se dit-t-elle, avant de prendre dans sa poche la liste d'ingrédients à acheter donnée par sa mère.

    La jeune fille pu y lire : tomates concassées, des anchois en conserve, des olives, de la farine et des œufs. Tiens, maman prévoit de faire une pizza pour ce soir, pensa Abby. Elle se dirigea vers les rayons prendre tout ce qu'elle avait besoin pour la préparation avant de passer à la caisse. Elle déposa les articles sur la table et, derrière la caissière, une ombre sortit de la pièce du fond. Au départ, Abby ne discernait pas assez bien la personne qui y sortait mais, au fur et à mesure que la masse sombre s'approchait, les contours d'une femme se dessinèrent. 

         Elle était d'une telle magnificence que la jeune fille ne put calmer son cœur qui battait à la chamade. Dès qu'elle s'aperçut de la présence d'Abby, la femme lui fit un petit sourire en guise de bienvenue. Elle contourna quelques plantes pour ensuite arriver près de la jeune fille qui ne la détachait pas une seule seconde du regard. 

        ̶  Vous venez ici souvent, dit la femme.

    Abby balbutia un instant avant de se calmer et reprendre son souffle.

        ̶  Oui, le magasin n'est pas très loin de chez moi.

    La jeune caissière prit les articles un à un pour les enregistrer dans son ordinateur et une fois fini, elle haussa un peu plus le ton qu'à son habitude ; ce qui fit sursauter Abby.

        ̶  Ça fera dix euros et quarante-sept centimes s'il-vous-plaît. 

    Abby regarda dans son sac à la hâte pour y sortir la somme exacte demandée. La jeune fille prit un sac en plastique qui était sous la table en libre service et y rangea les produits. 

        ̶  Vous avez acheté un livre en très mauvais état chez le bouquiniste, non ? dit la femme tout en s'accoudant sur la table.

        ̶  Oui, c'est ça, mais comment le savez-vous, demanda Abby.

    La jeune fille vit un court instant les yeux de la belle femme virer au violet, mais elle n'eut pas le temps de confirmer ce qu'elle aurait pu entrevoir en à  peine quelques secondes. Sûrement une hallucination visuelle, la chaleur me joue décidément plusieurs tours pensa-t-elle.

    La femme arbora un sourire enchanteur mais ses yeux devinrent un petit peu froids, et la jeune fille cru qu'elle l'analysait de l'intérieur  ̶ comme si elle la connaissait depuis toujours. Le cœur d'Abby se resserra et manqua un battement. 

        ̶  Simple intuition. 


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  •     La jeune fille éplucha plus en profondeur encore la petite salle et ne préféra pas toucher les cartons et objets encombrants de peur que le bouquiniste vienne la prendre la main dans le sac. Et en regardait un peu plus derrière un abattant, Abby découvrit un épais livre à la couverture totalement noire et effritée par le temps et les puces. Le titre était en partie illisible car des lettres manquaient, mis elle pouvait tout de même en deviner une partie : Zaubersprüche.

    De l'allemand, pensa-t-elle. Bien que le titre était abstru pour la jeune fille, elle ouvrit délicatement le livre pour ne pas qu'il soit plus abîmé qu'il ne l'était. Sur la première page légèrement ondulée en ayant sûrement absorbé de l'eau, Abby pu voir un petit texte écrit a la main et en italique  ̶  l'encre s'était dispersée un peu partout, et cette fois, rien n'était compréhensible. Elle fit tourner les pages unes à unes jusqu'à la dernière. Rien de bien concluant n"y était écrit, mais elle était étrangement attirée par l'ouvrage, comme si il voulait qu'elle l'achète. Ne se souciant plus désormais du bouquiniste grincheux, elle revint à la lumière de la boutique.

         Le bouquiniste n'était plus là, mais quelqu'un d'autre était derrière le comptoir, un vieil homme maigrichon arborant une grosse moustache blanche. Il était plongé dans l'examen d'un papier recouvert d'inscriptions étrangères. 

    C'est un savant, pensa Abby. 

    Elle attendit quelques instants. Alors qu'elle s'apprêtait à parler, l'homme la regarda.

         ̶  C'est vous qui servez à présent ? demanda Abby.

    L'homme opina du chef en souriant.

         ̶  J'ai toujours servi, répondit-il.

    Sans laisser le temps à Abby d'ouvrir la bouche, l'homme ajouta : 

        ̶  Tu veux te débarrasser de ce que tu tien à la main ? Étant donné l'état de cet ouvrage, ton prix sera toujours trop élevé. 

         ̶  Oh non vous m'avez mal compris, s'empressa de préciser Abby. J'ai trouvé ce livre dans l'arrière-boutique. Combien en voulez-vous ?

         ̶  Ah, dit l'homme, pensivement. Un de ces témoignages de l'ancien temps. Es-tu bien sûre d'en vouloir ?

          ̶  Si ça ne coûte pas trop cher, dit Abby.

         ̶  Le coût... Ah, le coût... dit l'homme, d'un air songeur. Le prix pourrait être très élevé, comme je l'ai déjà dit. Mais l'argent n'est pas tout, n'est-ce pas ? 

          ̶  Non, répondit Abby, sans bien comprendre ce que voulait dire l'homme.

          ̶  Tout ce qui est combustible dans cette arrière-boutique est destiné à être brûlé, mais nous ne voulons pas que ce livre brûle aussi, n'est-ce-pas ? Serais-tu prête à les sauver des flammes ? 

          ̶  Oui bien sûr, s'exclama Abby.

    Elle regarda la couverture. Je ne sais pas pourquoi je le veux autant, mais je sais que je le veux, pensa-t-elle.

          ̶  Y-a-t-il quelque chose que je puisse dire qui t'en dissuaderait ? demanda l'homme.

          ̶  Non, fit Abby, un peu décontenancée par une question aussi étrange. Je sens que c'est important pour moi.

          ̶  Alors prends-le, et bonne chance, déclara l'homme.

          ̶  Pas d'argent ? s'étonna Abby.

          ̶  Pas d'argent. 

    Sur le comptoir, il y avait une petite pile de cartes, sur lesquelles était inscrit : Le Nouveau Bouquiniste Tél : 6587

    Je vais en prendre une pour montrer que j'ai l'intention de devenir habituée, pensa t-elle. Et elle en glissa une dans la poche de son short. 

          ̶  Merci beaucoup, lança-t-elle en quittant la boutique.

          ̶  C'est moi qui te remercie, répliqua l'homme, sur un ton empressé qui n'échappa pas à Abby. 

    Comme il n'y avait plus de place dans son sac à main, Abby enfouit son mystérieux livre dans la sacoche du vélo. Le bouquiniste passa devant elle sans la remarquer et maugréa en pénétrant dans sa boutique : 

          ̶  J'espère ne plus revoir ces petits voyous qui fument devant le magasin !

    Je suis contente que ça ne soit pas lui qui m'ai servi, pensa la jeune fille tout en refermant et en bouclant la sacoche en cuir. Elle regarda l'heure sur son téléphone, quatre heures. Il faut que je me dépêche, dit-t-elle dans la hâte. Dès qu'elle eut enfourché son vélo, elle eut une étrange sensation qui lui parcouru le corps. 


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  •      Après s'être assurée que rien ne manquait dans son sac à main et que la liste de courses donnée par sa mère était soigneusement pliée dans la poche arrière de son short, Abby poussa son vélo dans la foule. Il faisait, ce jour-là, une chaleur désagréable. Les gens se déplaçaient lentement, comme vidés de leur énergie, et même le jeune policier chargé de la circulation semblait à moitié assoupi. Les jambes flageolantes, il ne faisait signe aux voitures d'avancer que par de faibles mouvements du poignet. Et quand enfin il pivota et leva un bras au ciel pour arrêter la circulation afin de laisser les piétons traverser, Abby aperçut, sur sa chemise, une large tâche de sueur.  Elle ressemblait à une carte de l'Australie.

         La jeune fille sortit de son sac son téléphone afin d'y surveiller l'heure. Il n'est que trois heures et demie, se dit Abby. Pas besoin de rentrer à la maison avant un bon bout de temps. 

    Elle continua son chemin, s'accordant une pause pour observer un jeune couple qui se disputait à l'ombre d'une boutique de vêtements. Encore tout un drame pour des broutilles, se dit-elle. Elle connaissait bien ce couple, qui tenait une petite échoppe a à peine deux minutes d'ici. Ils avaient l'habitude de se quereller comme des chiens enragés dès que l'un deux arrivait en retard à un rendez-vous ou oubliait une commande. 

         Abby prit une rue latérale et aperçut, non sans plaisir, la devanture d'une boutique de livres d'occasion, ouverte depuis peu. La vitrine, où étaient avantageusement disposés des livres de toute sortes, était encore couverte d'affichettes rouges annonçant l’événement. Trois boules de cuivre surplombaient, comme avant, la porte d'entrée. 

    Cette boutique est restée fermée depuis des années, songea-t-elle  ̶  En tout cas, je ne l'ai jamais vue ouverte. Il y avait un prêteur sur gages dans le temps. Je suis vraiment contente que ça soit un bouquiniste qui occupe les lieux maintenant. 

    La façade de la boutique était restée telle quelle. L'enseigne, sous les boules de cuivre, était toujours illisible, toujours recouverte de la même peinture bleue écaillée qui, jadis, formait un nom. 

    Elle poussa son vélo jusqu'à la devanture pour jeter un coup d’œil à l’intérieur.  

    Tout y était clair et gai, sous un éclairage fluorescent. Les rayonnages en bois, déjà bien garnis de livres, étaient flambant neufs, ainsi que le tapis bistre qu'elle aperçu sur le plancher. Le comptoir était en face et le libraire était assis derrière. Il discutait vivement au téléphone. 

         Un petit panneau de carton blanc posé sur la vitrine offrait de racheter les livres, pourvu qu'ils fussent en bon état. Tandis qu'Abby examinait le contenu de la vitrine, le bouquiniste couvrit le combiné de la main et cria : 

         ̶  Ne pose pas ce vélo sur la vitrine !

    Pris au dépourvu, Abby failli lui répondre « Je n'en avais pas l'intention ! » Mais, trop bien élevée, elle se contenta de pousser son vélo vers le mur de la boutique en pensant : tous les mêmes, ces commerçants... A-t-on jamais vu quelqu'un casser une vitrine avec un vélo ?

    L'image ainsi évoquée la fit sourire. Elle souriait encore lorsqu'elle franchit la porte ouverte de la boutique. Le bouquiniste se renfrogna.

         La boutique était remplie de livres. Les étagères en étaient bourrées. Des piles et des cartons de livres étaient entassés un peu partout sur le plancher, formant des murets qui ne laissaient qu'un étroit passage le long des rayons. Abby avança, piochant de-ci de-là quelques ouvrages pour les feuilleter. 

    Arrivée au fond de la boutique, elle tomba sur une porte ouverte qui donnait sur une modeste arrière-boutique. Intriguée, elle Y pénétra. 

        Il faisait sombre dans la petite pièce. L'unique source de lumière y était une lucarne en ogive, haut perchée. Comme la lumière était forte dans la nouvelle boutique, ses yeux mirent un moment à s'habituer à la pénombre. 

    L'arrière-boutique était pleine de vieilleries, toutes sortes de vieilleries. Des boîtes et des sacs en étaient remplis. Certains objets, fabriqués en satin ou en soie, ornés de paillettes, avaient connu les heures de gloire mais tous étaient usés, ternis par les assauts du temps et de la poussière. Des caisses à thé regorgeaient de chaussures et de bottes moisies. Sur l'une d'elles était posé un accordéon au soufflet déchiré, et sur une autre, une collection d’éventails, dont certains, privés de leurs plumes depuis des lustres, étaient réduits à l'état d'ossatures défraîchies, ornées des ultimes lambeaux d'un éclat révolu. Il y avait des raquettes de tennis cabossées qui n'avaient plus de cordes, un miroir terni par la crasse et une paire de patins à glace rouillés.

           ̶  Voilà sans doute ce qui reste du prêteur sur gages, murmura-t-elle, attristée.


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  • My soul is brokenMy soul is brokenMy soul is brokenMy soul is brokenMy soul is broken
     
    Ma légende débute en 2013. Tout commence par une belle journée d'été, la chaleur du soleil venait caresser les pores de ma douce peau immaculée... Ah, attendez, je crois que nous étions en déjà en automne, le fond de l'air était légèrement frais... A cette époque, je me comportais comme un vrai margoulin, tous les délinquants de la ville étaient mes amis et les plus beaux garçons se battaient pour emporter mes faveurs. Si je devais faire mon introspection, je dirais qu'à l'époque, je n'étais pas tout à fait comme aujourd'hui. J'étais vive comme une lame bien aiguisée, et certainement très élégante... Vous allez me dire : "Mais c'est toujours le cas !" Mon élégance et mon tact ne me permet pas de vous contredire, cependant, je suis persuadé que par le passé, j'ai parfois agi à l'encontre des bonnes mœurs. Mais avant toute chose, permettez-moi de me présenter.
     
    Je suis une créature sans racine, bohémienne dans l'âme et dans le cœur, on me nomme même dans certaines régions reculées de Patagonie " La femme aussi légère que la douce brise du soir". Me fondant immédiatement dans mon nouvel habitat, mes pensées vagabondent rapidement vers de lointains horizons inexplorés. Ne dit-on pas : "A chaque oiseau, son nid est beau ?" malgré la discrétion et la modestie qui sont miennes, les villes où je réside deviennent de fait capitales et se parent de mes couleurs. Mais toute cette ferveur est difficile à assumer pour un être aussi humble que moi. C'est ainsi que j'ai préféré me retirer dans une grotte isolée, loin des turpitudes de la civilisation des hommes. 
     
    Je peux déjà voir vos billevesées sans le moindre intérêt jaillir dans l'espace commentaire, mais je ferai un effort sans antécédents pour les lire dans le plus grand calme et vous conter l'origine de mes aventures. 

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  •      Elles prirent leur essor, s’élancèrent vers le ciel et fendirent l'air. Parties des confins de l'Occident et d'au-delà, portées par les vents, elles virent défiler des lunes et des soleils innombrables. L'une d'elles gloussa en se coiffant un instant d'un foulard de pluie avant de donner un coup de pieds rageur dans la nuée, provoquant une tempête qui coula un chalutier. 

    Par moments, elles plongeaient, la bouche ouverte, dans les reflets de la lune sur la mer sombre, pour en laper l'argent. Ou elles se jetaient dans les reflets du soleil sur l'océan turquoise pour en boire l'or. 

    Toujours invisibles - sauf une fois, lorsqu'elles piquèrent vers un requin pèlerin et le glacèrent d'effroi en lui faisant de hideuses grimaces. Elles lui montrèrent alors leur vrai visage et malheureux squale s’engouffra dans les plus grandes profondeurs de son monde et y resta des heures à frisonner.

    Toujours silencieuses - sauf lorsqu'elles se tapotaient les dents avec les ongles pour en faire jaillir la foudre, ou que leurs rires d'exaltation déclenchait des tempêtes et le tonnerre. 

         Elles étaient restées si longtemps silencieuses. 

    Silencieuses, pendant que les hommes succédaient aux hommes comme autant de minuscules traces de vie. 

    Elles s'esclaffèrent en survolant le Connemara, où l'Atlantique, dans sa folle voracité, mord à belles dents bleues la terre verte, et leur rire suffit à ruiner un champ d'avoine doré, qui vira au gris de cendre. 

    Elles atteignirent la ville de Philipsburg et lâchèrent, en manière de plaisanterie, trois détonations supersoniques, sculptées dans l'air rare. La population se jeta dans les rues, pour voir un avion qui jamais ne l'avait survolée. Puis elles tournèrent à gauche, tourbillonnant et virevoltant le long des hautes montagnes pour arriver à Granite, jusqu'à un banal panneau de signalisation, sans fioritures, qu'elles firent, d'un souffle, tournoyer à leur exemple, avant de se poser derrière une petite colline. Elles s'accordèrent une brève pause puis prirent l'apparence de deux femmes excentriques chevauchant une puissante motocyclette

         Leurs chiens les suivaient partout. 

         Lorsqu'elles se parlaient, elles se désignaient par les noms de Margaret et de Bom. Elles précédaient, préparaient et attendaient l'arrivée de la troisième, la Sorcière Mère - Grimhilde. Elles se dirigeaient vers un endroit nommé Kyledove, changeant de nom et de personnage au gré de leurs déplacements...

    Tout cela, parce-qu'une jeune fille était sur le point d'acheter un livre chez le bouquiniste, dans la petite ville reconnue pour ses saphirs, Philipsburg.


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